Chronique Punk Hardcore par Mr Biiip

Qu’en je vous dis punk, vous pensez peut-être aux Sex Pistols, aux Clash et aux Ramones, vous pensez système D, crêtes faites avec de la colle à bois, vous pensez peut-être à des camés crasseux qui puent l’alcool, à des branlus qui cassent tout sur leur passage. Vous n’avez pas forcément tort mais vous n’avez pas vraiment raison non plus.

Tout d’abord, on va se faire une idée de comment ça se joue, puis un historique de ce que c’est le punk, ce qu’est la première vague punk, la seconde vague puis on va s’attarder sur des termes et des définitions pour bien saisir toutes les déclinaisons du genre ainsi que les enjeux de ce mouvement.

Au passage, Punk est un terme anglais signifiant « vaurien » ou « voyou ». Le mot Hardcore, lui, signifie « Noyau dur » et « Irréductible », en adjectif « hardcore » veut dire « Excessivement explicite, violent ou sans inhibition ».

Comment ça se joue

Concrètement, les instruments les plus typiques du punk sont guitares, voix, basses, batterie. Dans certains types de punk et notamment le punk français, on utilisera du violon, de l’accordéon, du piano, de la flûte et autres instruments de musique trad’ dans les cas les plus rares. Le punk met surtout la voix et la brutalité musicale en avant, du coup l’instrumentation accompagne surtout le chant et se met moins en avant, comparé au heavy metal qui compose essentiellement à base de riffs musicaux. En fait le punk, c’est un peu comme de la musique folk joué en plus vite.

En beaucoup plus vite. Et en plus fort. Ca gueule plus mais ça chante aussi. Il y a régulièrement des choeurs, qui sans instrument derrière ressembleraient beaucoup à des chants de supporters de foot, qui mettent tout les membres du groupe mais aussi le public à contribution.

Le Hardcore, ça se joue comme du punk, mais en encore plus vite et encore plus fort.

Historique :

Avant le punk, fin des années 60, on a une vague que l’on peut appeler le proto-punk lancée par des groupes de hard rock, surf rock et de garage rock. Il n’y a pas vraiment de groupes spécialisés dans le proto punk mais plutôt des chansons avec très peu d’accords, une batterie répétitive et des guitares incisives jouées rapidement. On y retrouve notamment Communication Breakdown des Led Zeppelin, Kick out the jams des MC5, Archangel Thunderbird de Amon Duul II ou bien Hero de Neu ! .

Le punk naît dans le milieu des années 1970 à New York, même si le mot apparaît en 1971. En 1976, il « s’importe » en Grande-Bretagne, Londres devenant rapidement l’épicentre du mouvement sous l’égide des Sex Pistols, de The Clash ou de The Damned.

Le milieu 76 marque l’émergence de la scène punk rock britannique. Caroline Coon, journaliste au Melody Maker ,dira de tout ça :

« Le mot d’ordre est à la participation. Le public s’est conforté dans l’idée que chacun pouvait monter sur scène et faire aussi bien, sinon mieux, que les groupes qui y jouaient déjà. »

Un peu plus tard, en décembre 1976, le fanzine britannique Sideburns  publie une illustration sous forme de tablatures présentant trois accords auxquels sont adjointes les mentions suivantes : « voici un accord, en voici un autre, en voilà un troisième, maintenant monte ton propre groupe. »

Même si les plus jeunes d’entre nous ne connaissent pas ce fanzine, cette illustration va rester dans les esprits comme étant la « maxime suprême de la philosophie punk ».

Certains se mettent à faire de la musique alors que d’autres se lancent dans l’édition de fanzine à la suite du fanzine Sniffin’ Glue, qui incite ses lecteurs à faire de même. Plus largement la vague punk se lance dans une facilitation du processus de production culturelle : tout le monde peut être créateur, maîtriser toute la chaîne de production et pas seulement l’aspect musical. L’indépendance et le Do It Yourself (la débrouillardise) sont les maîtres mots, l’action de création se démocratise.

Tout cela produit l’émergence d’un entrepreneuriat punk. En 1977 Spiral Scratch est le premier disque auto-produit de l’histoire du punk par les Buzzcocks sur leur propre label.

Ce DIY pratiqué est communicatif, se veut pédagogique comme en témoigne la profusion de fanzines et guides, qui visent à partager le savoir-faire. Cette émancipation portée par le DIY devient aussi le véhicule de revendications identitaires. On voit alors émerger des groupes de punk féminins et homosexuels (On reviendra sur ces mouvements dans une autre chronique).

Cependant, certains groupes finissent par quitter le système D en signant avec des majors : le DIY n’est alors qu’une étape vers le succès dans la carrière de musicien.

Cette récupération est d’ailleurs le cas pour une bonne majorité des groupes, marquant ainsi la fin de la dynamique de la première vague du punk, et cela dès 1977.

La seconde vague arrive dans les mêmes années avec une tripotée de sous genres musicaux directement influencés par le Do It Yourself et la scène punk. Notamment le street punk, la oi !, le post-punk mais aussi le hardcore.

Des groupes de la première vague comme Crass, persévèrent dans l’indépendance. Ces groupes qui visent à préserver une forme de contre-culture s’inscrivent dans un « contre-marché », montant leurs sociétés telles que Crass Records ou Dischord Records où les artistes ne signent pas mais sont accompagnés dans la production et la diffusion de leur musique. C’est à cette période qu’aux Etats-unis et au royaume uni se développent la scène Punk Hardcore, sous genre du punk influencé par la nouvelle vague Heavy Metal avec des groupes comme Motorhead et Iron Maiden. On voit alors apparaître des groupes fortement politisés comme les Dead Kennedys, Black Flag ou encore Fugazi. L’esprit DIY fait de nouveau surface et dans tout ces groupes, malgré les divergences politiques et les exceptions, l’âme du punk revient.

Le hardcore est une réponse violente à la déferlante punk de la seconde moitié des années 1970. Plus qu’un courant musical, c’est un mouvement social et politique, cristallisant le mal-être d’une frange de la jeunesse américaine se tapant de plein fouet la récession économique des années Reagan. Crachant sur les Sex Pistols qu’ils estiment être devenus trop glam, les pionniers du hardcore ont pour projet de cultiver l’esprit originel du punk, à savoir son agressivité et sa spontanéité.

Rythmiquement, le hardcore est nettement plus rapide et plus violent que ne l’a jamais été le punk rock. Et cette brutalité se ressent en dehors de la musique. Les punks lancent le pogo, les « hardcoreux » invente la danse moshpit, à base de coups de poings et de pieds. Les punks soignent leurs coupes de cheveux, les « hardcoreux » se rasent le crâne. La culture rock valorise les drogues, l’alcool et le sexe, une frange du milieu hardcore change la tendance, et donne naissance à l’attitude « straight edge ». Rapidement, certains groupes se détachent de toute forme de dogmatisme, marquant une première fragmentation du mouvement hardcore. On observe également une scission politique entre ceux qui nourrissent une culture pro ouverture et ceux, réactionnaires, qui s’affirment ouvertement racistes. Loin d’être uniques et indivisibles, les critères d’authenticité du hardcore se multiplient en fonction de l’influence de certains groupes, des scènes locales et des outils de communication que sont les fanzines.

Au fil des années se développera différents courants et philosophies relatives à ce sous-genre du punk rock. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, le hardcore mélodique commence à gagner en notoriété. Alors que ce sous-genre se popularise, le genre dans sa forme classique continue au moins en partie à conserver son caractère anti-commercial. Néanmoins, même ce genre, comme la scène punk en général, commence à se populariser à grande échelle, influençant à l’international. Si l’on se concentre beaucoup sur la scène américaine et anglaise, le punk rock et le punk hardcore connaissent un essor international, notamment en suède, au japon mais aussi au canada.

Maintenant, il est clair qu’il y a une scène punk dans tous les pays. En France, le punk s’est aussi fortement développé, en deux vagues, avec un côté plus festif mais toujours très politique. Le punk première vague se marie à la new wave, donnant des groupes de punk à boite à rythme, avec des textes tantôt humoristiques, tantôt politiques que l’on retrouve chez les garçons bouchers, les béruriers noirs, gogol premier, les wampas, oberkampf, les sales majestées ou les ludwig von 88.

La seconde vague sera fortement influencée par le hardcore et le métal, donnant des formations comme Tagada Jones, ou même avec un mélange de rap et de hardcore, le crou Stupeflip.

DEFINITIONS :

-Le Do It Yourself (DIY), littéralement « fais le toi-même », par extension « Fais le avec toi » vise à échapper au contrôle du système « dominant » de production des bien culturels par la débrouillardise. Il consiste aussi à mettre fin à la croyance que les « cultures populaires » et les « subcultures » ne méritent pas d’être prises au sérieux en tant qu’objets d’attention des sciences sociales à part entière, ou alors qu’elles ne puissent l’être que dans une posture misérabiliste. Les musiques punk et hardcore sont avant tout indépendantes. Ainsi les groupes refusent en général de signer sur des majors. Dans le cas du punk, le  » Do It Yourself  » est l’attitude privilégiée : organisation de concerts, auto-production, le tout avec de petits moyens et fait par soi-même. Le D.I.Y, même si très coûteux en termes de temps et d’énergie, garantit un prix très bas pour les consommateurs.

Straight Edge : Sous genre musical et culture du punk hardcore fondé en réaction à la révolution sexuelle et à la culture punk pro-excès. Le mouvement straight edge est tout le contraire. Il prône une vie en dehors de l’alcool, le tabac, les drogues et la copulation à outrance. C’est un mouvement avec l’anarcho punk qui s’interroge et s’insurge à propos des conditions sociales, économiques et politiques de l’époque. On y retrouve des groupes comme Vibrators, Justice League ou Uniform Choice.

Le terme provient d’une chanson de Minor Threat appelée « straight edge ». Pour info, Ian Mackaye de Minor Threat et Fugazi, longtemps considéré comme chef du mouvement, n’a jamais voulu de cette étiquette. Interviewé par Scenepointblack en 2010, il avance que le mouvement straight-edge est né d’un malentendu qui prend de l’ampleur, tenant au sens des paroles de la chanson.

Le mouvement straight edge subit plusieurs phases transitoires et au delà de la vie ascétique se place la question de la défense des animaux, la liberté de ne pas travailler mais aussi le régime végétarien et végétalien.

DEF PUNK :

Anarcho punk : Mouvement né au royaume uni lancé en réaction à l’intégration dans les circuits commerciaux « mainstream » de groupes punks tels que The Sex Pistols ou The Clash, dénoncé comme « traitres » aux valeurs punk. des groupes britanniques comme Crass, The Ex, Subhumans, Poison Girls, ou encore The Apostles essayent de convertir la scène punk rock en mouvement anarchiste.

Oi !: La Oi !, c’est en gros un gros fourre tout du punk à la ramones et sex pistols mais fait et écouté par la classe ouvrière. Le terme provient du morceau Oi ! Oi ! Oi ! des Cockney Rejects. Ce type de musique, très revendicateurs a bien souvent été affilié à l’hooliganisme. On y retrouve à la fois des groupes de gauchos comme des fachos.

Le skate punk : Car oui, ça existe. C’est un genre de punk beaucoup plus technique, avec de nombreux solo de guitare, plus mélodique mais aussi plus bourrin que le punk à la ramones. Le skate punk, ça doit aller aussi vite que quand t’es en descente sur une planche. Dans les pionniers du genre, on peut considérer les Big Boys, Pennywise, NOFX, Lagwagon, Suicidal Tendancies mais aussi les débuts des Offsprings.

Le Pop Punk : C’est un peu comme du skate punk en plus soft. Les paroles aussi changent et sont plus portées sur l’amour, l’amitié, l’individu et l’état d’esprit. On y retrouve des groupes comme Blink 182, Good Charlottes, Jimmy eat the world ou les derniers Green Day.

Le Street punk : On prend du punk, on rajoute des grosses grattes et batteries heavy metal et on joue aussi vite. On crache très fort dans le micro des trucs contre la classe dirigeante (à l’époque Thatcher et Reagan), on promeut l’anarchie. La vague street punk aura une très forte influence sur le punk suèdois, lançant une vague nommée la D-Beat, propulsée par le groupe Discharge qui en plus de jouer du street punk fort, gueule comme des porcs.

Mais on parlera de D-Beat quand on arbodera la chronique sur le Crust punk et le grindcore !

DEF HxC :

Le HxC entretient des rapports paradoxaux avec la musique metal. En effet, il a influencé grandement de nombreux groupes metal tout au long des années 1980 ; il a même favorisé l’éclosion de nouveaux sous-genres tels que le thrash metal. Et pourtant il semble que dans les années 1990 le metal ait renvoyé la balle : son influence sur la musique hardcore a été déterminante.

Le hardcore old school : c’est le hardcore restant fidèle aux origines musicales du mouvement HxC ; rapide et agressif, il reste bien plus proche du punk que du metal. Citons aujourd’hui les vétérans AGNOSTIC FRONT et Dead Kennedys, les new-yorkais de SICK OF IT ALL ou en France RIGHT 4 LIFE


le hardcore new school : il est apparu au début des années 1990 lorsque certains groupes commencèrent à ralentir le tempo et à inclure un son plus métallique. Exemple : Comeback Kid ou STRIFE.


le metalcore (ou hardcore metal) : Des groupes de hardcore ayant introduit des éléments typiques du metal : les breaks (ruptures rythmiques ou mélodiques) et les mosh parts (passages lents et lourds propices au mosh pit).


le brutal hardcore : il s’agit d’une extension du metalcore. C’est le hardcore influencé par le death metal, et particulièrement par la scène floridienne du début des années 1990 (OBITUARY notamment). Très en vogue aujourd’hui, il introduit la double pédale et les voix graves, et surexploite les mosh parts (ALL OUT WAR en est la meilleure illustration). Sa version la plus extrême est appelée Deathcore.


le hardcore chaotique : lui aussi très en vogue ; c’est le hardcore new school ou le metalcore qui inclue des structures non orthodoxes, folles et souvent imprévisibles. Parfois il introduit des influences noise (SHORA en Suisse) et souvent le chant y est torturé. Les structures des morceaux et leurs violences en font un genre à part entière. Converge en est un bon représentant, groupe Metalcore aux structures totalement barjos.


le hardcore emo (ou emocore) : il s’agit d’un hardcore plus pop, mais qui conserve le chant crié/hurlé, et souvent une construction hardcore des morceaux. Citons par exemple FUGAZI ou ENVY au Japon

Hardcore Mélodique : On prend du hardcore old school mais, là, ce sont les mélodies à la guitare ou les choeurs que l’on met en avant. Un genre plutôt accessible pour celui qui veut se plonger dans le punk hardcore.

Taqwacore : Ce n’est pas à proprement parler un style de punk avec des caractéristiques musicales différentes des autres genres ; Là tout se passe dans les paroles. En effet, le Taqwacore, c’est du punk musulman. Car oui, ça existe. Taqwa qui signifie « piété » mais aussi « peur de Dieu ». Le taqwacore apparaît en réaction de l’islamophobie post 11 septembre 2001, et les interventions militaires en Irak et en Afghanistan. On y trouve des groupes comme Kominas, Noble Drew ou Diacritical.

Et là on est qu’au début, on peut voir du trall punk, du cowpunk, du nazipunk, du gipsy punk, du punk celtique, du art punk, du jazz punk… On reviendra sur quelques uns notamment le post-punk et le post-hardcore !

Le punk, c’est beaucoup de groupes qui cherchent à conserver une intégrité, les vrais punks ne se vendent pas, ils sont là pour envoyer du gros son à pas cher afin de rassembler et gueuler des slogans pour éveiller les consciences.

Toutefois, il y a un pas que les Sex Pistols n’ont pas hésité à franchir en exploitant intensivement et cyniquement sur un mode capitaliste leur image, tout comme Iggy Pop, désormais habitué des spots publicitaires. De même, le renouveau punk des années 1990 s’accompagne de campagnes financées par des marques autour de la pratique du skate et autres sports extrêmes. Fabien Hein dans Do it yourself ! Autodétermination et culture punk dira que : « A bien des égards, le punk rock est désormais un produit de consommation courante, avec ses célébrités, ses standards et ses instances de célébration. »

MAINTENANT

En 2015, on a une floppé de groupe de punk, de hardcore ou inspiré par ces mouvements. Toute ville possédant un bar avec une cave pour accueillir des concerts possèdent au moins un groupe de punk ou de hardcore. Et les concerts sont pas chers. Enfin si, il y aura toujours des groupes de punk et hardcore qui iront jouer dans des salles moyennes et il faudra raquer 25€ pour y rentrer. Cependant, dans les bars, si c’est pas prix libre, c’est 7€ max.

Aller, perso, j’suis pas un méga fan du procédé mais on va se faire un bon vieux namedropping de groupe qui mériterait d’être plus connus pour vous donner une idée de quoi écouter si ça vous botte :

Autistic Youth, Career Suicide, Coke Bust, Bute, Youth Avoiders, Louise Mitchel, Unleash the Beast, Unlogistic, Lycka Till, Crusades, Japanther, Japandroid, Pneu, Taulard, Lobster Killed Me, Uzbeks, Sonic Avenues, Caves, Pale Angels, Abject Object…

CONCLUSION :

Le punk, c’est un sujet complexe, qui a changé selon les bords politiques, selon leurs musiciens, selon les périodes et qui a su s’adapter à un besoin précis dans l’histoire. Si le punk a autant de variété- et c’est sans doute avec le métal et l’électro le genre avec le plus de variantes- on ne peut pas nier que chacun de ces sous-genres a su influencer à plus ou moins grande échelle. Au delà de ça, le punk a démocratisé un esprit : Le DIY, mais aussi une certaines idée du partage, de transgression et de réflexion autour de la musique et de notre vie en commun.

Si j’ai choisi ce genre pour débuter mes chroniques, ce n’est pas pour rien. C’est parce que c’est cet esprit que l’on va retrouver dans quasiment tout ces sous genres, cet esprit qui nous dit que n’importe qui peut prendre un instrument et jouer, que n’importe qui peut influencer son voisin et partager quelque chose en commun. Cet esprit, on le retrouve partout à petite échelle, on le retrouve dans n’importe quel forme d’art, on le retrouve dans nos vies en société, dans nos courants politiques (saviez vous que de 2010 à 2014, en Islande, la mairie de Reykjavik a été gérée avec un succès étonnant par des punks anarcho-surréalistes?), on retrouve cet esprit chez des petits artisans locaux, chez des parents, des constructeurs, des enseignants…

Le punk, ce n’est pas qu’une image que l’on donne à un vieil anar’, à un jeune camé décérébré, le punk, c’est de la non prise de tête, c’est de la musique jouée forte à portée de tous. En France, les concerts de Punk n’excède pas les 7 balles, pratique pour voir 4 groupes en une soirée et boire quelques verres et c’est facile de discuter avec ses représentants. A ces concerts, on y rencontre des gauchos, des fachos, des gens un peu pédants, des prolos, des camés, des athées, des agnostiques, des croyants, des trolls, des hooligans, des intellos, des personnes aux idées formidables et des alcoolos, des bas du front, des surouverts d’esprit, parfois tout ça à la fois… Les concerts punks, c’est simple, on y rencontre de tout, ce qui fait de ce genre musical en marge un genre fédérateur car au delà des préjugés, on pogote, on gueule et on s’éclate.

Cet esprit d’indépendance, d’autoproduction, d’organisation à prix modestes remis à jour grâce au Hardcore est cependant de plus en plus menacé par la récupération des scènes par les majors et autres gros sponsors. Il n’est pas rare de voir des festivals hardcore, punk, métal, sponsorisé par des radios mainstream, des services musicaux ou autres produits de consommation. Même si cela permet une meilleure visibilité de nos groupes préférés et que ça n’a pas l’air non plus de déranger le public y assistant, il y a une possibilité que cet esprit remis à neuf par le Hardcore se désagrège et se perde.

Bien sur, cet esprit n’a pas encore disparu et il y a toujours localement des associations ou simplement des bandes de copains qui vont organiser des concerts en dehors des réseaux habituels.

C’est pourquoi il faut soutenir sa scène locale, aller aux concerts organisés à l’arrache et soutenir ces réseaux alternatifs du mieux que l’on peut. Pourquoi pas organiser soi-même des concerts ? Monter un groupe sur 3 accords joués très vite ? Partager son savoir faire et ses connaissances ?

Par Mr Biiip, texte sous Creative Commons 0

Source : Jon Savage England Dreaming ; Dick Hebdige Subculture : The meaning of style ; Volumes Magazine, Wikipédia ; adrien.sangla.free.fr; Les copains punks ; Fabien Hein – Do it yourself ! Autodétermination et culture punk

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Une réflexion sur “Chronique Punk Hardcore par Mr Biiip

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