Rooksfeather, ultime tension / Rooksfeather, ultimate tension (Le bruit du vendredi/Noise of friday)

(English translation below)

Salut à vous,

Aujourd’hui, je vais vous parler de l’une des meilleures choses que j’ai écouté depuis des années.

Avant de parler de l’un de ses albums, j’vais vous parler de comment je suis tombé dessus. Si ça ne vous intéresse pas, je vous invite à sauter les deux prochains paragraphes.

En faisant des recherches sur l’incroyable mouvement musical de la country alternative et la gothic americana, je suis tombé sur deux jeux vidéos. Naturellement, le premier de ces jeux vidéos à poper dans mes résultats est Kentucky Route Zero, un point and click indépendant magnifiquement réalisé, bijou de pesanteur, où je pense avoir vécu l’une de mes meilleurs expériences d’écoute de musique dans un jeu vidéo. Le jeu est encore en cours de développement, le dernier acte devant sortir courant de l’année 2017. Le deuxième jeu vidéo à apparaitre dans mes recherches est un jeu exclusivement disponible en démo pour le moment nommé Fallow réalisé en solo par une indépendante du nom de Rooksfeather. J’y joue, le graphisme en pixel art me parle totalement, l’ambiance lovecraftienne et désolée est rendue efficacement et la bande son composée d’une guitare lointaine, étrange finit de me faire adhérer au jeu. Je joue et poum, la démo s’arrête. Restant sur ma fin, j’en lis un peu plus sur la page itch.io et vois un soundcloud avec quelques morceaux, des ambiances sonores pour Fallow et une poignée de titres qui composeront Void Memory en 2016. Tout dans ces morceaux me fait ressentir une forte anxiété liée à une puissante mélancholie avec énormément de saturation. J’ai du mal encore à cerner cette ambiance industriel, cette distorsion, les claviers, les guitares, si justes. La reprise de Wrong Star des White Lung va finir par m’achever d’écouter sa musique très souvent.

Appréciant vraiment son travail, je décide de participer à son Patreon et ai accès à des titres non disponibles sur son bandcamp et soundcloud sous des compilations nommés Lost Transmission. C’est à l’écoute du premier titre Mary que j’ai véritablement une claque. Le son simple d’une guitare folk se mélange à un bain de tom sourd, de voix lasses et de distorsion (ce son à 2:45 me hantera toute ma vie). Au fur et à mesure est rajouté sur son soundcloud des tests de morceaux dont un -Graceless – va apparaître, disparaitre et me hanter pendant un an jusqu’à ce qu’il réapparaisse dans l’album dont je veux vous parler maintenant.

rooksfeather - Deep Nausea - cover.png

Deep Nausea sort en septembre 2016 et est un album particulièrement difficile pour Rook à finaliser selon ses dires sur Twitter au moment de sa sortie.

La longue intro de l’album indique la couleur. Batterie froide de 808, découpage de voix, clavier lourd, ambiance industrielle et morceau à transition.

Le deuxième morceau, à la grosse basse catchy et à la gratte syncopée, a plus une allure de morceau rock classique où on ne sait trop où ça va, le refrain mettant un certain temps à arriver. Première apparition durant le deuxième refrain de cette saturation qui est la marque caractéristique de Rook. Cette saturation, si j’ai bien compris, c’est celle du logiciel Reaper qu’elle utilise pour enregistrer sa musique. Ce n’est pas un effet rajouté, c’est l’addition du volume de toutes les pistes dans le master qui fait sursaturer le rendu final, écrasant totalement le son. Cette saturation me file des frissons.

Troisième morceau, Graceless, un morceau qui pourrait ressembler à titre classique de noise rock si tout n’était pas aussi étrange. La première fois que j’ai entendu ce titre, il m’a réellement hanté, je n’arrivai pas à me sortir de la tête cette ligne de clavier à 2:40, et cette batterie, et cette basse, vous comprendrez quand vous l’entendrez.

Le quatrième morceau rentre sans crier gare, entre le donjon de zelda et le heavy hip hop puis part doucement pour en remettre puissament dans la face. Tout explose, les voix se dilatent et paf, de la jolie guitare.

L’album s’enchaine avec de nombreux autres titres, mélangeant clavier arpeggiator, batterie froide, ligne de basse lourde, frolement de saturation, voix susurée, où chaque son n’est pas laissé par hasard.

Skin, le 8ème morceau, à la structure pop, permet de ressortir la tête de cette ambiance lourde des précédents morceaux pour finalement nous plonger encore plus dans la surcharge.

Autumn est une transition très bien choisie vers le morceau Deep Nausea, de 11 minutes.

Deep Nausea est véritablement l’apogée de cet album. Une voie libre qui s’offre, de l’air, tout en transition, où l’on retrouve les mêmes batteries qui introduisent le premier morceau. Le final est grandiose.

Deep Nausea m’a particulièrement secoué à sa sortie par sa richesse et sa manière de dépeindre l’anxiété. Ce mélange des beats de TR-808 à des guitares metal, des voix tranchées dans leur tentative de dire quelque chose, la saturation qui remplit le spectre sonore pour ne rien laisser paraître à part le bruit brouillon d’une surcharge.

Fin 2016, Rook récidive encore une fois avec le terrible Void Fantasy , 13 titres, aux ambiances toutes différentes, avec cette fois-ci des guitares sonnant beaucoup plus djent metal et à la distorsion encore plus prononcée.

Cependant, pour une raison que j’ignore, cet album apparait et disparait sur Bandcamp. Ce sont des choses qui arrivent souvent sur les plateformes qu’elle utilise, les musiques vont et viennent, et c’est comme ça, et c’est tant mieux. C’est une musique qui vit très bien dans le souvenir.

La musique de Rook est sans doute la meilleure chose que j’ai entendu en plusieurs années, en matière d’innovation sonore, de composition et d’originalité. Tout y est chirurgical, précis, poignant et la surcharge est palpable. Merci pour ces sons, Rook.

Pour écouter et soutenir Rooksfeather, c’est par là :

https://soundcloud.com/rooksfeather

https://rooksfeather.bandcamp.com/

http://patreon.com/rooksfeather

_____

Hello !

Today Iwant to talk about one of the best thing I’ve heard for a long time.

Before talking about one of her album, I’ll talk about how I’ve found it. If you’re not interested by that, please jump the two next paragraph.

When I was doing some research about the incredible music genre of alt country and gothic americana, I’ve found two videogames. Naturally, the first one I’ve found in my result is Kentucky Route Zero, a fabulous independant point and click, the heavy ambiant, where I’ve experienced one of my best listen of music in a videogame. The game is still under construction, the last chapter will be released current 2017. The second videogame I’ve found in my research is a game exclusively available as a demo for the moment named Fallow, realised by one independant person named Rooksfeather. I play it, love the pixel art design, the lovecrafty ambiant and the soundtrack with gothic country guitar. I play it, love it and, paf, demo stop.

Wanting to know more about the game, I read the itch.io pageand see a soundcloud with few tracks, ambiant work for Fallow and some songs which will fill the Void Memory album released in 2016. All of those tracks make me feel a big anxiety I had rarely feel while listening a song. And I’ve some difficulty to apprehend those industrial ambiant, those arpeggiator keyboard, those guitar, and this MELANCHOLIC MASSIVE DISTORSION, so true. The White Lung’s cover achieved me to listen her music often.

Really liking her work, I partipate to her Patreon and have access to some compilation oftracks unavailable on Bandcamp and Soundcloud named Lost Transmission. I listen to the first one and take a violent slap. The sound of simple acoustic guitars mixed into a heavy ambiant of minimalist drum, tired voices and distorsion ( that sound at 2:45 will haunt me forever). Progressively are added some tracks which one- Graceless- will appear, disappear and haunt me during one year, and reappear in the album I want to talk about now.

rooksfeather - Deep Nausea - cover

Deep Nausea is released in spetember 2016 and is a difficult album for Rooksfeather to be released according to her tweets at the album’s release.

The long introduction of the album annouce what you will listen. Cold TR-808 drums, heavy-cutted voices, loud keyboard, industrial ambiant and song with transition.

The second song, with cool bass and cutted guitar, look more like a classical rock where we don’t see which ways it will take, the chorus takes his time to come. During the second chorus is the first apparition of that heavy distorsion which makes a part of the musical identity of Rooksfeather.

That saturation, if I’ve understood it well, is the saturation of the REAPER, a recording software she uses. It’s not an add-on effect, this saturation is done with the peak of volume of all the tracks, which crush the sound. This sound gives me serious chill/

The third track, Graceless, could be an already heard noise rock song if the track wasn’t so weird. First time I heard it, it haunted me, I couldn’t make that keyboard at 2:40 out of my mind, and that driving bass, and that loud drum, You’ll understand when you’lle listen to it.

The fourth one came without waiting for you, between the Zelda dungeon and heavy noise-hop, then fade to smash your ears later. Everything explode, voices are dilated and PAF beautiful guitar.

The album continues with many tracks with arpeggiator keyboard, cold drums, heavy bassline, saturation, whispered cutted voices, where every sound is here for a purpose.

Skin, the third last song, pop based, allow a brief breath before make the listener goes down.

Next, Autumn is a really welcomed transition to the last song Deep Nausea, 11 minutes long.

Deep Nausea is really the pick of the album. A free way, space, everything in transition, where you found the same drums from the intruction of the album. The final is explosive.

Deep Nausea really shake me at his release with all his innovative content and that way to describe feeling of anxiety. Those mix of TR-808 with metal guitars, cutted voices in there way to say something, saturation filling the frequency spectrum to make those big overload noise.

And of 2016, Rook does it again with the excellent Void Fantasy , 13 tracks, with a lot of different ambiant, with this time djent metal guitar sound and more pronounced saturation.

But, I don’t know why, this album appears, disappears and reappears on Bandcamp. But this is what I like also with music on the Internet, musics live. And this is cool, Rooksfeather is an incredible music to remember, living very well in the souvenir.

Rooksfeather’s music is maybe the best thing I’ve heard in years, in sonic innovation, composition and originality way. Everything is so accurate, breathtaking.

Thanks a lot for those sound, Rook.

To listen and support Rooksfeather, check those links :

https://soundcloud.com/rooksfeather

https://rooksfeather.bandcamp.com/

http://patreon.com/rooksfeather

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